Le bitcoin : une monnaie ou une technologie?

Substituter la confiance dans le système monétaire par la confiance supposée dans la technologie : tel est le principe de la crypto-monnaie. Aujourd’hui, les Etats semblent avoir des approches différentes et agissent en ordre dispersé. Seuls la Chine et le Japon semblent avoir déterminé leur politique vis à vis du bitcoin notamment.

A titre d’exemple, la France ne reconnait pas le bitcoin comme capital ou source de revenus alors que les Etats-Unis l’intègrent à l’assiette fiscale. La robustesse de la technologie est l’élément principal de la confiance vis-à-vis de l’usage des crypto-monnaies par le grand public.

Le bitcoin semble encore aujourd’hui être la crypto-monnaie la plus robuste et pérenne (il a été créé en 2009 à la suite de la crise des subprimes). Néanmoins, cette monnaie n’a pas encore rencontré un usage « grand public » faute d’acceptation par les grandes plateformes malgré un usage avéré pour les ICO (Initial Coin Offering) par exemple.

La banque suisse Swissquotes associée à la plateforme Luxembourgeoise Bitstamp accepte de l’euro, du dollar et désormais du bitcoin en ligne. La décision de la banque est liée au fait que le bitcoin est aujourd’hui la plus liquide des monnaies virtuelles, même si cette liquidité reste relative.

Les plateformes référentes d’e-commerce (comme la FNAC par exemple) sont contraintes d’attendre que les crypto-monnaies soient validées et massivement utilisées par les grands acteurs économiques (les « GAFA » notamment) avant de pouvoir intégrer le bitcoin à leur activité et livrer des bien physiques réglés en monnaie virtuelle. Ainsi, la confiance en la monnaie serait transférée des Etats vers les grands acteurs de l’économie numérique au travers des crypto-monnaies.

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