Le bitcoin ne cesse de crever les plafonds de semaine en semaine. Jeudi 2 novembre, il a dépassé 7.000 dollars pour la première fois et de nombreux observateurs s’attendent à ce que le seuil de 10.000 dollars soit franchi avant 2018. Mais avant qu’un nouveau palier ne vole en éclats, une personne doit se frotter les mains dans son (bit)coin : celui que l’on nomme depuis 2009 Satoshi Nakamoto, le mystérieux créateur du bitcoin. Sa fortune est estimée à 980.000 bitcoins, amassée grâce à la technique de minage dans les premiers mois d’existence de la monnaie. Cette allégation fait consensus depuis la démonstration en 2013 du spécialiste Sergio Lerner.

Au cours actuel, il serait à la tête d’un butin de 7,25 milliards de dollars. Ce qui le placerait à la 191ème place des personnalités les plus riches du monde, selon le classement annuel du magazine américain Forbes. Juste en-dessous du milliardaire russe propriétaire de l’AS Monaco Dmitry Rybolovlev et devant Silvio Berlusconi, l’ancien président du Conseil italien et magnat des médias.

Au 2 novembre, il y avait 16.660.788 bitcoins en circulation dans le monde (le protocole informatique prévoit la création de 21 millions de bitcoins au maximum, un nombre qui devrait être atteint vers 2040). Satoshi Nakamoto détient donc 5,88% de la masse totale. Ce nombre de bitcoins réunis dans les mains d’une seule personne est régulièrement source d’angoisse de la part des acteurs du secteur. Une vente massive du pécule de Satoshi Nakamoto entraînerait un krach monumental du cours du bitcoin.

“Si Satoshi était capable de vendre près d’un million de bitcoins, ce n’est pas seulement de l’effet sur le cours dont nous devrons nous soucier, mais de ce que j’appelle la “foi” : après tout, si le créateur perd confiance dans le bitcoin, que devons-nous en déduire ?”, expliquait en 2014 Jeremy Glaros, créateur d’une plateforme de trading spécialisé. “Concentrer le contrôle sur le marché dans aussi peu de mains n’est pas bon pour l’intégrité, l’équité et la transparence”.

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